RAMI 2015

1ères Rencontres Artistiques de Musiques Improvisées du mercredi 21 au dimanche 25 octobre 2015

Ces rencontres, premières du nom, se veulent être une photo, un instantané de la création dans le domaine des Musiques Improvisées.

Elles sont un ensemble de courants musicaux et de pratiques musicales héritées du free-jazz, des musiques électro-acoustiques et concrètes, des recherches formelles de la musique (dite) contemporaine, nourries des musiques du monde de diverses provenances et inspirées par de nombreux autres courants musicaux et artistiques tels que les musiques bruitistes et spectrales.

Ces musiques sont innovantes et expérimentales, elles sont d’aujourd’hui et encore plus de demain.

Nous pourrions dire que les musiques improvisées sont au jazz ce que la peinture cubiste est à la peinture.

Mercredi 21 octobre

Alice & Hyde

est l’enfant mutant né de la rencontre plastique entre deux artistes : Valérie Bernard et Guillaume Brabant, qui, en confrontant leur travail respectif sur un même support, ont engendré cet hybride à deux têtes. C’est en effet par le biais de la chair, en fusionnant la photographie et le dessin (acryliques/pastels secs) avec la même prédilection pour le traitement du noir et blanc, que la mutation s’est opérée.

Exposition du 17 octobre au 2 novembre

Jeudi 22 octobre

Arnaud Roi – Florian Satche – Baptiste Dubreuil Trio

Rencontre provoquée par l’association pour les RAMI, sous forme d’un trio autour du poème de Vladimir Maïakovski, Le Nuage En Pantalon. Arnaud Roi (voix), Florian Satche (batterie) et Baptiste Dubreuil (piano)

ARM & Olivier Mellano lisent Aimé Césaire

Ces deux artistes collaborent ensemble depuis plus d’une dizaine d’années, principalement au sein du groupe rap Psykick Lyrikah ou de projets comme le Richard III de Shakespeare ou le poème Herem d’André Markowicz.

Ne dirigeant leurs pas que vers ce qui leur semble essentiel, ils décident aujourd’hui de convoquer le bouillonnement et l’incandescence du manifeste poétique qu’est le « Cahier du retour au pays natal » d’Aimé Césaire.

Olivier Mellano est plus connu, pour avoir arpenté les scènes aux côtés de Dominique A, Yann Tiersen, Miossec ou encore John Greaves. Il a construit une œuvre composite mais finement architecturée.

Petite Moutarde

 » Derrière les carrés de tissu flottant qui masquent, pendant les premiers instants du concert, les visages des musiciens apparus dans le noir, sur lesquels sont projetées leurs images filmées dans un noir et blanc aux allures de suaires, surgit d’abord la beauté du son individuel et collectif de ce petit orchestre de chambre, la qualité du geste et la précision de l’écriture et du sertissage de l’improvisation qui ressource l’élan de l’écrit (…) sa fantaisie, ses timbres, ses motifs et ses rythmes de ce pouvoir grisant qui s’appelle le merveilleux. «  Franck Bergerot – JazzMagazine

Alexandra Grimal : saxophones, Théo Ceccaldi : violon, alto, Ivan Gélugne : contrebasse, Florian Satche : batterie, Jipé Retel : images, Vincent Bodin : lumières

Vendredi 23 octobre

Nastasia Berrezaie – Adrien Chennebault – David Sevestre Trio

Rencontre provoquée par l’association pour les RAMI, sous forme d’un trio autour du poème de Vladimir Maïakovski, Le Nuage En Pantalon.

Nastasia Berrezaie (voix), Adrien Chennebault (batterie), David Sevestre (Saxophone)

Nord

Nous profitons de la venue d’Olivier Mellano, pour le présenter dans un second registre artistique.

il a bâti avec Régis Boulard une sorte de laboratoire timbral sous le nom de NORD, et ce sera sous cette forme qu’ils nous offriront leurs musiques inventives.

« Vortex à trous, onde à clous, goinfrerie sonique, silences louches, drone rond comme boussole,  au nord du nord. Les arts de la table d’orientation déviée. »

Olivier Mellano (guitare), Régis Boulard (batterie)

Michel Godard solo
« Le Chant du serpent »
« Serpent »! Quel drôle de nom pour un instrument de musique qui sonnait dans nos églises de la fin du XVI° au début du XX° siècle. Il doublait les voix et improvisait sur le chant Grégorien.
Le chant du serpent fût pour quelque temps oublié, enfouit dans les mémoires et les archives paroissiales.
Résolument ancrée dans le langage du jazz Européen, la musique du « chant du serpent » joue aussi au travers du miroir des musiques anciennes.
Le serpent mais aussi le tuba et la basse, composeront le programme au doux et riche parfum d’intemporalité.

Samedi 24 octobre

Anouck Hilbey – Quentin Biardeau – Thibault Florent Trio

Rencontre provoquée par l’association pour les RAMI, sous forme d’un trio autour du poème de Vladimir Maïakovski, Le Nuage En Pantalon.
Anouck Hilbey (voix),
Quentin Biardeau (saxophone), Thibault Florent (guitare)

Richard Comte

Guitariste improvisateur, très actif sur la scène des musiques nouvelles, alternatives et improvisées européennes depuis 2004. Sans barrière esthétique il explore de nouvelles formes musicales.

Dans « Innermap »  il propose une vision résolument contemporaine de la guitare pour construire des architectures sonores, délimiter des espaces et tracer des paysages abstraits. Il s’adresse au corps avec le son, la sensation des vibrations, des mouvements d’air qui nous traversent et nous fait voyager d’un point à un autre. Il joue sur notre perception du temps et de l’espace interne/externe.

Richard Comte  (guitare)

Lila Tamazit et Sébastien Boisseau

Une première rencontre avait été initiée par l’association lors du festival Orléans Jazz 2014 au Temple protestant.

Lila Tamazit est connue pour ses réinterprétations des chansons de Serge Gainsbourg mais aussi comme étant depuis quelques années, la voix d’Arte.

Elle interprétera des textes et des poésies qui marquent et ont marqués son parcours artistique et personnel. Sébastien Boisseau est considéré, à juste titre, comme l’un des plus grands contrebassiste de sa génération. On le retrouve dans Wood (avec M. Donarier) ou Baby Boom (avec Christophe Monniot, Daniel Humair, Manu Codija, …)  Il est le co-fondateur du label Jazz : Yolk Records.

Lila Tamazit (voix), Sébastien Boisseau (contrebasse)

Dimanche 25 octobre

Volga

Vladimir Maïakovski les exalte avec une passion exubérante dans le poème 150 000 000, écrit en 1920, soit 3 ans après la révolution soviétique.

L’épopée révolutionnaire, le mouvement réel, l’élan élémentiel et imprévisible de millions d’Ivan en marche, est mis en musique par Volga.

Sacha Gillard (clarinette basse, compositions), Simon Couratier (machines), Thibault Florent (guitare 12 cordes), Benoît Chrétien (voix)

Akosh S. & Sylvain Darrifourcq

Ensemble ils pratiquent une musique non prévue.

Paroxysme, transe, mélancolie, sérénité et recueillement…

Elle scintille de fines intensités à la fureur radieuse, et s’ouvre à une respiration, un souffle brut. Ils présenteront leur disque Apoptose. D’ailleurs pourquoi Apoptose ?

Sylvain explique que l’apoptose est un processus de mort cellulaire programmée . Cette destruction des cellules est nécessaire à la survie, par conséquent saine et bénéfique…
Akosh Szelevényisaxophone ténor, clarinette, percussions, zither, Sylvain Darrifourcq : drums, percussions, zither

ArnOtto

Conversation musicale

ArnOtto c’est la réunion de deux artistes qui au-delà de leur usage singulier de l’accordéon et de la voix ont comme point commun, un travail en mouvement des musiques jazz aux musiques actuelles.

De façon surréaliste, ils se livrent à un dialogue intime : ils inventent à chaque retrouvaille de nouvelles et passionnantes improvisations en sondant leurs instruments, repoussant toujours leurs limites un peu plus loin.

Otto Lechner (accordéon et voix), Arnaud Méthivier (accordéon, voix et cajon)

Programme Scène nationale - Michel Godard  1ére affiche des RAMI